Tirez le fil

tirez le fil

« On avance dans la direction vers laquelle on est tourné » –> Oui, je sais, cette phrase pourrait être qualifiée de « phrase philosophique irréfutable », au même titre que « qui n’a pas peur ne craint pas. » Ceci dit, il y a quand même du vrai dedans. Regardez si votre vie est tournée dans une direction qui vous plaît, parce qu’à priori, c’est vers là que vous vous dirigez.

Il suffit d’un pas

Si vous voulez changer de voie, il ne tient qu’à vous de regarder ailleurs et d’avancer vers là. A la rigueur, vous n’avez même pas besoin d’un effort surhumain pour y arriver, il suffirait juste de se lancer, de faire le premier pas et de se mettre dans la bonne direction.

Peut-être que vous ne savez pas par où entamer le sujet, ni vers où aller exactement. Je vous rassure beaucoup ne le savent pas non plus au moment où ils prennent la décision de se lancer dans une meilleure direction. La bonne nouvelle c’est qu’en général on change de vie en changeant peu à peu les actions quotidiennes que l’on fait chaque jour. Vous n’avez pas besoin de savoir quel est le but de votre vie ou quelle est la grande cause que vous voudrez défendre. Ce qu’il vous faut plutôt c’est une décision. Vous voulez changer de vie? Décidez-le !

Oui mais vers où ?

Il y a forcément quelque chose qui vous attire en ce moment, et qui vous demande de sortir de votre zone de confort. C’est probablement par là qu’il faut aller. Même si vous ne savez pas où ça mène, de fil en aiguille, ça vous amènera forcément quelque part de bien pour vous. C’est comme un fil qui dépasse et on se met à tirer dessus, puis peu à peu c’est toute la pelote qui fini par arriver. Trouvez simplement votre fil et commencez à tirer dessus, vous verrez bien ce qui arrive ;)

Pour ma part je me souviens encore que j’ai commencé à bloguer il y a trois ans, avec un petit blog gratuit sur WordPress.com. Dans ce petit blog, j’avais affiché mes objectifs et ma résolution de changer. Puis, jour après jour, je racontais mes aventures. Au début, je parlais de mes expériences dans le domaine de la séduction, puis j’ai évolué peu à peu. Finalement, en trois ans, j’ai : fini mes études, progressé dans ma compréhension des relations humaines, trouvé une petite amie formidable, travaillé plusieurs mois à l’étranger, rencontré des tas de gens hors du commun, quitté deux fois deux jobs différents, puis monté mon entreprise. Il y a quelques temps, je suis parti 15 jours en vacances pendant lesquels je n’ai pas travaillé du tout, et j’ai tout de même réalisé mon meilleur mois en termes de chiffres d’affaire depuis mon lancement. Tout ça parce qu’au début, j’ai commencé à suivre mes objectifs jour après jour. (Ceci dit, j’ai toujours des objectifs qui font que je me sens parfois tout petit, et j’ai toujours un fil rouge sur lequel tirer, ça ne s’arrête probablement jamais ce petit jeu là ;) ).

L’exemple de Cobaye

Un autre exemple qui m’a particulièrement frappé est celui de Laure, alias Cobaye007, qui, il y a un an à peine, s’est posé la question « jusqu’à quel point je peux changer ma vie en me fixant des objectifs? ». Elle a commencé elle aussi à partager ses aventures sur un blog, donc c’était facile de la suivre. Vous pouvez voir ses objectifs d’il y a un an ici : http://www.unanpourtoutchanger.com/2009/09/05/bonjour-tout-le-monde/

Pour les résumer, il s’agissait de :
- Faire du sport 3 fois par semaine.
- Faire un dessin par semaine.
- Lire un livre par mois dans le domaine du développement personnel.
- Tenir à jour son blog.

Ce n’est tout de même pas bien compliqué sur le papier. Un vélo de fitness, un crayon et du papier, des livres, un ordi!Je ne sais pas si elle a réussi chaque semaine et chaque mois tous ces objectifs, mais elle a tenu bon sur l’ensemble de l’année. Un an plus tard, elle a fait beaucoup plus que ces simples buts, puisqu’elle a :

- Tenu ses objectifs pour le sport, et se sens en meilleure forme. Elle a perdu du poids, gagné en tonicité, et est bien plus énergique.
- Ca a aussi nettement amélioré son mental. Elle est devenue plus forte mentalement, plus dynamique.
- Elle a peint de nombreux tableaux.
- Elle a quitté son job volontairement pour s’attaquer à de plus gros projets, alors même que ce n’était pas le but initial !
- Elle a travaillé 3 mois au JAPON et a vécu une super expérience.
- Elle se lance maintenant dans la création de sa petite entreprise.

Vous pouvez voir son article récapitulatif ici :
http://www.unanpourtoutchanger.com/2010/08/29/bilan-final-au-terme-de-mon-challenge/

Comme quoi si on ne connait pas le but de sa vie, ce n’est pas grave, de fil en aiguille, des choses au delà de ce que l’on pourrait s’imaginer arrivent, et peut-être même bien plus vite que ce à quoi l’on s’attend. Il suffit de s’y mettre, et le reste suit!

La photo au début de l’article vient de ingermaaike2.


9 commentaires on “Tirez le fil”

  1. 1 David said at 9 h 28 min on octobre 13th, 2010:

    J’aime beaucoup cet article Alban, tirer le fil est une autre façon de se projeter petit à petit dans une nouvelle vie. Je crois aussi que, de la même façon que le but ultime importe peu, le temps passé à la réalisation de ses objectifs n’est pas primordial, il faut savoir rester patient !

  2. 2 olivier said at 23 h 22 min on octobre 13th, 2010:

    Bonjour,

    J’ai aimé votre article. Ça fait du bien pour motiver les troupes.
    Il y a un dictons sois-disant africain qui dit : « Quand tu ne sais pas où tu vas, regarde d’où tu viens. »
    Le principale pour moi est d’avancer vers ce que l’on aime.
    Mais y a-t-il beaucoup de gens qui ont :
    - le choix de faire ce qu’ils aiment?
    - le temps de faire ce qu’ils veulent et pendant autant de temps qu’ils le désirent?
    - les moyens pour pour vivre leurs choix?

    Merci pour cet article.

    Olivier

  3. 3 Sophie | Esprit de Succès said at 0 h 14 min on octobre 14th, 2010:

    J’aime beaucoup cette idée de tirer le fil. D’une part, parce que je crois que c’est important aussi de faire confiance à son intuition sans toujours savoir où on va. J’ai fait plusieurs fois l’expérience de sentir que je devais faire quelque chose sans savoir l’expliquer et ce n’était que plus tard que cela prenait son sens.
    D’autre part, tu parles dans ton article de l’importance d’agir et c’est vrai que les vrais changements sont souvent la conséquence de toutes petites actions mises en place avec régularité.

  4. 4 Alban said at 14 h 56 min on octobre 14th, 2010:

    @David : En effet le temps passé importe peu finalement, tant qu’on est sur un chemin qui nous plaît, il faut apprécier le chemin en lui-même et ne pas aller trop vite. Je m’étais justement fait cette réflexion il n’y a pas longtemps en passant 15 jours sur le chemin de Saint Jacques de Compostelle (les 15 jours de vacances dont je parle dans l’article). C’est un chemin tout de même assez difficile, et il y a 700 kilomètres qui séparent les Pyrénées de Saint Jacques. Il faut environ 1 mois pour tout finir. Un pas de plus, même 10 ou 100 pas, ça ne change quasiment rien sur la totalité de la distance, il faut êre très patient pour arriver à ce rythme :)
    Or, on en a vu qui faisaient ce chemin en voiture, juste histoire d’aller visiter la ville.

    Eh bien tu sais quoi ? Je ne les enviais pas du tout ! ;) Je préférais aller à pied, c’était bien plus riche de rencontres, d’aventures, de paysages et tout !

    @Olivier : merci du commentaire ! C’est vrai que tout le monde n’a pas le temps de faire tout ce qu’ils voudraient, mais chacun, quelque part, a une petite piste sur laquelle s’avancer (ou un fil à tirer pour rester dans la même métaphore) . Ça peut être parfois aussi simple que de faire du sport chaque jour, ou travailler à améliorer sa condition ou autre…Pas la peine d’avoir tout le temps qu’on veut, tous les moyens ou toute la liberté possible pour commencer à avancer ;)

    @Sophie : Exactement, c’est important de faire confiance à son intuition. La prochaine action à entreprendre, en général, elle est jamais très loin. On ne sait pas forcément où ça va mener avant d’avoir commencé, on le fait juste parce qu’on le sent, et ensuite, les différentes choses qu’on a fait se connectent et ça débouche sur quelque chose.

  5. 5 cobaye007 said at 21 h 51 min on octobre 14th, 2010:

    Félicitations à toi Alban, et merci de m’avoir citée dans ton article. En espérant que nous serons de plus en plus nombreux à tirer le fil de notre pelote pour créer un beau patchwork de bonheur.
    Tu parles de Compostelle, j’en ai moi aussi fait un petit bout et j’en garde un souvenir impérissable et il est déjà prévu que je continue l’an prochain ;o)
    Un petit pas, puis un autre…

  6. 6 Olivier (Simple Slide) said at 13 h 24 min on octobre 15th, 2010:

    Salut Alban,

    Cette image du fil à tirer est vraiment excellente. Elle est à la fois un (ou une ??) ode à la patience, une invitation à nous focaliser sur une seule chose (on tire sur un seul fil et donc pas 36 à la fois) et enfin, une fois la pelote « demêlée », on comprend mieux comment elle a été conçue (côté expérience). C’est vraiment une image très efficace et auquel chacun peut se raccrocher.

    « La bonne nouvelle c’est qu’en général on change de vie en changeant peu à peu les actions quotidiennes que l’on fait chaque jour. » C’est tellement vrai et pourtant assez peu appliqué !

  7. 7 Alban said at 11 h 01 min on octobre 18th, 2010:

    @Cobaye: Et oui en effet, ça arrives à un « patchwork de bonheur » tout ça !
    Buen camino alors, moi aussi je continuerai sûrement Compostelle l’an prochain, si on se croise ce sera l’occasion de se dire bonjour ;)

    @Olivier : Merci pour ton commentaire et ton feedback. Je n’étais pas sûr que l’image soit si parlante au début, donc je suis content de voir que si!

  8. 8 RoZz said at 11 h 40 min on octobre 25th, 2010:

    Salut mon ami,
    je fais également partit de ceux qui aiment ton article. C’est le genre de question que j’explore ces temps çi. Et j’ai envie moi aussi de te les faire partager.

    J’ai remarqué que ce qui apporte du mouvement dans nos vie voire de l’immobilisme, ce sont nos fortes croyances.

    On a pas besoin de savoir si notre croyance est vraie pour y croire, on a besoin qu’elle nous soit utile.
    Et nos croyances les plus fortes ne sont pas celles qui se rapprochent le plus de la réalité, ce sont celles qui se sont vu vérifier régulièrement par notre expérience.

    C’est une découverte majeure de la philosophie.

    Prenons maintenant deux personnages, Tim et Tom:

    Tim ne croit pas qu’il est capable de monter son entreprise, ainsi il ne se confrontera jamais à cette situation, sa croyance est « vraie ».
    Tom croit qu’il peut devenir un bon entrepreneur, il confronte sa croyance avec son expérience chaque jours avec détermination et à la suite de bonnes et mauvaises expériences il arrive à bien implanter son entreprise, il ne croit plus qu’il peut devenir un bon entrepreneur, il croit qu’il l’est, et c’est cette croyance qui le pousse dans cette direction.

    On ne gagne jamais à « ne pas croire ».
    On #peut# gagner à avoir la foi.

    Mon choix est vite fait :)

    Je crois personnellement que je vais apporter ma petite contribution à la société alors je met cette croyance à rude épreuve, pour que je me fasse mes preuves.

    [ Confiance vient de fides qui veut dire "la foi" ]

  9. 9 Alban said at 8 h 53 min on octobre 27th, 2010:

    Salut RoZz, content de te revoir par ici, ça fait un bail!

    En effet nos croyances ont une forte influence sur notre expérience de la réalité. Quoi qu’il arrive, comme tu le montres bien avec Tim et Tom, elles ont tendance à se vérifier et donc « on y croit encore plus ».

    Après à chacun de choisir s’il subit ses croyances (à partir de ce qu’on lui a enseigné, ce qu’il a vécu etc.) ou s’il les choisit de manière proactive en fonction de ses objectifs.
    Là dessus pour moi aussi le choix est vite fait ;) Choisir ses croyances c’est aussi choisir le genre de vie qu’on veut mener.


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octobre 12th, 2010 Par 9 Commentaires »