Vert, virtuel, gratuit, et quelques millions en prime

Je ne sais pas exactement combien ils étaient de collaborateurs dans cette entreprise, mais ils ne se sont quasiment jamais trouvés tous ensemble dans le même bâtiment, ni même dans la même ville. Pourtant ils suivaient tous le même projet, et étaient content de le faire. Ça a marché d’une manière que j’aurais à peine cru possible si je n’avais pas entendu le créateur en parler directement. De quoi repenser sa vision du monde de l’entreprise.

TreeHugger

J’écoutais récemment un podcast avec une interview de  Graham Hill, le créateur du site www.treehugger.com , dans laquelle il partageait son expérience de création d’entreprise.

Pour résumer, il a créé un journal en ligne d’informations basées sur la protection de l’environnement, les énergies renouvelables, et de manière générale, tout ce qui à trait au mouvement “vert”. Sur le site, il y a par exemple un dossier complet intitulé How to go green.

Il a lancé ce site en 2003, entouré d’une équipe d’écrivains non-professionnels payés à l’article (pour commencer), qui ont accepté d’écrire 2 articles par jour. En réalité, il était le seul à travailler à plein temps et à ne pas compter ses heures au début.

La seule source de revenus de ce site, c’était les pubs. Il a donc fallu attendre un certain temps après le lancement pour que ce modèle soit rentable, car sur un site web, les revenus issus de la publicité sont directement liés à l’importance du trafic de visiteurs.

Cependant les visiteurs sont arrivés, doucement mais surement, selon une courbe de progression relativement régulière.

Si bien que quelques années plus tard, le site Treehugger était revendu pour la modique somme de 10 millions de dollars. Aujourd’hui Graham Hill travaille toujours dedans à mi-temps, même s’il a d’autres projets.

Mais ce n’est pas tout.

Toute cette entreprise a été montée sans bureaux. Il n’y a jamais eu de local pour abriter l’entreprise.

L’ensemble des bâtiments, la cantine, la machine à café et le travail à heures fixes de 9h à 5h ont été remplacés par trois mots :

Skype, Paypal et Google docs.

Pendant que le créateur s’installait temporairement dans des lieux tels que Barcelone ou d’autres villes en Amérique Latine ou en Asie, le reste des collaborateurs étaient disséminés dans plusieurs États des USA. Ils communiquaient par email ou par Skype et ça semblait fonctionner plutôt bien.

De quoi faire réfléchir sur la vision traditionnelle de l’entreprise.

Si vous êtes intéressé par cette interview, qui dure une heure et porte sur plusieurs sujets, elle est disponible le site VentureVoice, qui par ailleurs est excellent.

Vert, virtuel, gratuit, et quelques millions en prime


Pas de commentaire on “Vert, virtuel, gratuit, et quelques millions en prime”

  1. 1 Wiss said at 15 h 23 min on mai 15th, 2009:

    Une autre lecon de « think outside the box ». Comme quoi faut lancer ses idées les plus folles, ca peut donner quelque chose de vraiment bien.

  2. 2 Alban said at 22 h 59 min on mai 16th, 2009:

    Absolument !

  3. 3 Des podcasts pour se motiver et apprendre said at 23 h 02 min on mai 20th, 2009:

    [...] quelques derniers jours, j’ai écouté de nombreux podcasts (dont celui dont je parle dans ce billet) sur le domaine de l’entreprenariat, et plus précisément de l’entreprenariat sur [...]


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mai 6th, 2009 Par Pas de commentaire »