Ne jamais arrêter d’apprendre

D’après le père de Bill Gates, savez-vous quelle est la principale qualité de son fils ?
Réponse : La capacité à apprendre continuellement, chaque jour, tout au long de sa vie. (Vu dans cette interview). Comme quoi la curiosité peut mener loin
Ca m’a frappé d’apprendre cela, car c’est une qualité que je considère moi-même comme indispensable, et surtout comme fascinante. Même si on ne parle pas de business, mais plutôt de la vie en général, je trouve que c’est extrêmement épanouissant de ne jamais s’arrêter d’apprendre.
J’ai eu l’occasion d’en parler dans plusieurs articles précédents, comme celui-ci, celui-là ou encore à la fin de celui-là.
Ne jamais s’arrêter d’apprendre, laisser libre cours à sa curiosité, voilà une qualité que nous pouvons cultiver en nous-même.
Cela nous permet de rester au courant de ce qui se fait, de rester connectés au monde, de toujours grandir, de toujours développer de nouveaux savoir-faire et talents (donc si on est nul, ça permet de devenir bon), et d’être plus dynamique.
Apprendre ce n’est pas que l’école
Il y a à peine deux ans, il me tardait vraiment de finir mes études. Quand on est à l’école, on apprend sur des sujets qui sont très académiques, et qui sont assez rarement applicables directement dans la vie. C’est pour cela que je trouvais cet apprentissage un peu rébarbatif. Le plus souvent, ce n’est pas un apprentissage qui satisfait ma curiosité.
En revanche maintenant, je peux m’intéresser à tout ce que je veux, sans aucune limite. Dès qu’un sujet m’intéresse, dès que j’ai envie d’essayer une nouvelle activité, je peux trouver de l’information à ce sujet et commencer à apprendre.
De plus, nous vivons à une époque où l’information est facilement accessible pour qui veut chercher, et où il est possible de trouver une quantité relativement importante d’information de qualité. (Même s’il faut faire attention sur ce point, car la qualité des contenus est très hétérogène, que ce soit sur Internet où dans les livres.)
Je trouve l’apprentissage passionnant, notamment parce que maintenant, je m’intéresse surtout à des sujets qui sont applicables dans la vie. Ainsi, je peux découvrir et vivre plein de nouvelles choses, et vivre autant de nouvelles expériences que j’en ai envie. C’est une manière de toujours avancer.
Avancer sans cesse
Je pense que si l’on n’avance pas, on recule. Même en tant qu’individus, on n’est pas des points fixes, mais plutôt des vecteurs. Toute la vie est continuellement en mouvement. Donc si l’on a l’impression de ne pas avancer, c’est que l’on a commencé à reculer. Mieux vaut avancer, même extrêmement lentement, que de rester immobile.
Je pense qu’apprendre continuellement est quelque chose de très sain. On dit souvent “le travail c’est la santé”. Je pense qu’en réalité, “avancer c’est la santé” et qu’on dit “le travail” juste parce que c’est un des motifs qui peut nous faire avancer et apprendre.
Certes, ce n’est pas confortable, car aller continuellement de l’avant est un processus qui implique de repousser fréquemment sa zone de confort, et par définition, cela provoque des incertitudes. Cela implique de s’accepter débutant, et ce n’est pas toujours agréable.
La plupart des gens avancent continuellement, mais certains le font parce que c’est obligé, notamment au cours de leur vie professionnelle. Les objectifs de l’entreprise et l’ambition dans leur carrière sont des exemples de motifs qui les poussent à avancer.
Cependant ils n’apprécient pas forcément le processus car cela ne vient pas de leur curiosité personnelle. Ils attendent la retraite pour pouvoir – enfin – se reposer. C’est dommage, parce que quand ils arrivent à la retraite, ils s’aperçoivent qu’en fait, ils s’ennuient. Rester immobile trop longtemps, c’est embêtant.
Personnellement, je suis assez sceptique face à la notion de retraite. Tout autant que je le suis face à la notion de vie professionnelle d’ailleurs. Surtout quand c’est subi et non choisi.
Le modèle éducation – activité – retraite ne m’attire pas, surtout si la retraite ça veut dire “ma vie est derrière moi”. WTF ?! J’ai entendu des gens de moins de 60 ans dire ça.
Comme l’a dit Jacques Brel, “être figé c’est une erreur colossale”.
Je préfère plutôt le modèle éducation – activité– éducation – activité– éducation – activité.
Je préfère toujours continuer à vivre de nouvelles expériences, être curieux, et continuer à avancer, quitte à perdre un peu de confort en route.
Ca implique aussi de vivre maintenant et de ne pas attendre la retraite pour être tranquille et commencer à vivre.
Photo : Fanch The System.
En effet, l’idée de « Commencer à vivre à la fin de sa vie » me semble pas très judicieuse.
Sinon citer Jacques Brel, c’est vraiment la classe
.
La classe, c’est de voir ce qu’on étais, et ce qu’on est maintenant de voir tout ce qu’on a appris, testé et de se dire:
Pitain con, j’ai vécu mille-dieux !
Et ne penser à rien avec le sourire jusqu’au lendemain.
Coucou
Ah ca!! c’est sur! Lire, écouter, se documenter, s’informer: sont des actions extrèmements importantes à entreprendre pour soi et pour son développement personnel.
Parfois on a tendance à « couper le son » quand on rentre chez soi après une journée de travail.
Plus je grandis, plus je sens à quel point il est primordiale de se tenir informer et de se « nourrir »..
Je suis tout à fait en accord avec ce qui est dit sur le fait qu’il est nécessaire de continuer à apprendre et à avancer tout au long de sa vie. Et c’est pourquoi je n’arrive pas non plus à accepter le modèle qu’on nous demande de travailler pour à la fin profiter de la retraite.
En voyant le commentaire de Donatienne qui parle de « Lire, écouter, se documenter, s’informer » et qui dit qu’il est primordiale de se tenir informer et de se “nourrir”, je souhaite compléter en disant que l’apprentissage passe aussi par l’action, et que se nourrir passivement de connaissance ne suffit pas pour s’épanouir.
PS: j’aime bien la formule: « même en tant qu’individus, on n’est pas des points fixes, mais plutôt des vecteurs. »
Salut Alex;
oui tu as parfaitement raison. Un savoir non appliqué ne mène pas à grand chose.
Lire, écouter et se documenter permet juste de prendre part de témoignages, de voir ce qui se fait et d’acquérir de nouvelles connaissances. Ces « recettes » nous permettent de progresser plus rapidement. Après, c’est à nous de les mettre en pratique.
L’apprentissage est le travail de toute une vie !! Et Dieu sait, qu’on a pas fini d’apprendre ;p
Merci à tous pour vos commentaires !
Je pense aussi que c’est vraiment quand on en a fait l’expérience que l’on « connait » vraiment ce dont on parle.
C’est un peu comme un aller-retour constant entre le savoir que nous transmettent les autres (personnes, livres et autres sources) et la confrontation de ce savoir à la réalité et à notre propre expérience.
Les enseignements sont les « recettes de cuisine » mais on n’a vraiment appris que quand on a réussi à cuisiner le plat !
Pour faire suite à ton exemple:
« on n’a vraiment appris que quand on a réussi à cuisiner le plat » … et c’est tellement bon de le savourer après