L’avantage concurrentiel d’être soi
Pour parler de l’avantage concurrentiel d’être soi, je donne la plume à ma copine, Donatienne, qui, malgré un diplôme de grande école de commerce, n’hésite pas à s’interroger sur le modèle de la vie professionelle que l’on nous propose. Elle a notamment rédigé un mémoire de fin d’études sur « l’entreprise respectueuse de l’homme et de son environnement : enjeux pour la société » :
Bien se connaître est fondamental. Savoir ce qu’on aime, faire le tri entre les motivations, les envies qui nous guident. Quelles sont celles qui nous appartiennent et celles qui ne nous appartiennent pas ? Quand savoir que l’on est sur la bonne voie :est ce que l’on suit réellement son rêve ou est-ce-que l’on s’anime à réaliser celui des autres ?
Je crois que ces questions sont essentielles !!
Qui suis-je ? Quelle personne est-ce que je veux être ? Où serais-je vraiment à ma place ? Dans quel domaine apporterais-je le plus de contribution ?
Sur les pas de nos pairs/pères
A 16 ou 18 ans, quand il est l’heure de commencer son orientation professionnelle, on ne sait pas répondre à ces interrogations. Alors on se fond dans les pas de nos pères/pairs, on suit les routes tracées, celles qui semblent les moins risquées. On choisit : le confort, la sécurité. On essaie de coller au maximum à cette image que l’on donne à la réussite.
A 16,18 ans, on a pas vraiment appris à se connaître. Pour certains, l’appel, le feu sacré, le talent… tout est réuni pour qu’ils se disent : « voilà ma voie ! ». Pour d’autres : le désir est étouffé, il avance, la tête dans le guidon :penser à réussir ses études, passer son permis, assurer son avenir, Fiou.. Et dans tout ça « qui suis-je ? ».
Quand on est enfant, les signes sont là mais on est trop petit pour tous les déceler. Et puis bien vite, on apprend à se fondre dans la masse, à mettre de côté ce qui ne semble pas être approuvé. Je me souviens que quand j’étais petite, j’adorais improviser au piano, passer des heures à tester, surfer sur la vague musicale si j’ose dire. A 7/8 ans, j’avais écris ma propre partition : j’avais joué ce qui semblait pour moi être merveilleux. Je me voyais plus tard écrire davantage de morceaux, je me projetais!! J’avais intitulé cette composition : « A ma jolie rose » ou quelque chose dans le goût.
« C’est bien ma chérie, mais tu peux mieux faire, il faudrait vraiment que tu prennes des cours » m’avait-on dit d’un ton monocorde. Et hop, toute vexée j’ai rangé la partition pensant que ce que j’avais réalisé n’étais pas digne d’intérêt. J’imagine que ce genre d’anecdote vous êtes arrivé à vous aussi, que ce soit au sein de votre propre famille, ou bien à l’école.
Certains se révoltent contre le modèle qui leur est transmis. Ils se mettent en totale opposition, n’écoutant que cette voix de révolte. D’autres suivent les pas de leurs pairs/père: « mes aînés ont l’air plutôt heureux. Ils semblent qu’ils aient réussi : cette donc la route à suivre ».Et nous voilà parti.. Et dans les deux cas, est-ce sur le bon chemin que l’on s’engage ?
On pourrait schématiser ce propos de façon suivante. Lorsque l’on est petit l’on nous propose une pièce de monnaie dont on voit surtout le côté face : on peut donc choisir le côté face (suivre nos pairs/père) ou le côté pile (être en opposition par rapport au modèle). Mais dans les deux cas, on agit en fonction du référent qui nous est donné : de notre entourage, du « modèle », mais pas forcément de nous-même, de ce qui est en nous.
A la découverte de nos talents
Parfois, on entend « j’ai des bonnes notes en math et en physique, je devrais donc m’orienter sur une carrière scientifique ». C’est vrai que le bac et les hautes études sont le fleuron de notre modèle éducatif. Pourtant ce jeune cadre branché qui a réussi son école d’ingé.. est-il vraiment à sa place ? Petit, il aimait cuisiner, expérimenter de nouvelles saveurs. N’aurait-il pas mieux porter la toque que la cravate ? N’en serait-il pas plus heureux et épanoui ? Quand s’en rendra-t-il compte ? Quand il aura 40/50 ans et qu’il sera bien tard pour changer de voix ; Quand il comprendra que cette vie ne le rend pas totalement heureux : même si son compte en banque est bien rempli, il ressent un vide : il ne se sent pas dans sa véritable légitimité.
Pourquoi je vous raconte tout cela ? Et bien parce que j’ai 25 ans : bac+5 d’une grande école, deux ans d’expériences professionnelles et je ne me sens pas tout à fait à ma place. Je n’en suis pas très loin, car dans mon métier actuel, j’ai privilégié l’utilité de ma mission plutôt que le salaire, mais ce n’est pas tout à fait cela.
Il y a un an déjà, je m’étais lancée dans la recherche d’une nouvelle opportunité professionnelle. Mes recherches me menaient encore une fois sur la route tracée par mes aînées. J’ai donc renoncé, ne me retrouvant pas dans les fonctions pour lesquelles je postulais. Cette année, je souhaite reprendre le taureau par les cornes, et commencer mes recherches dans le bon sens : en partant de moi : qui suis-je et quel adulte JE veux être ? Dans quel domaine suis-je vraiment épanouie ?
Dans ma quête, je serais aidée d’un coach. Elle sera là pour jouer le rôle du miroir et m’aidera à prendre du recul. Pourquoi un coach ? Car je suis persuadée qu’à deux on avance plus vite. L’autre perçoit des choses que l’on ne voit pas. Et surtout parce que se comprendre seule n’est pas facile : on a trop tendance à se cacher derrière notre zone de confort, nos peurs, nos croyances. Son rôle consistera donc à m’aider à parcourir les chemins battus, à découvrir mon unicité, mon identité. Voilà, je ne sais pas si je parviendrais tout de suite à faire la lumière sur mon intégrité, mais en tout cas, je pense que ce voyage sera intéressant.. et j’espère me rapprocher de ma vraie nature.
Fait intéressant au passage, ma coach m’a dit qu’elle voyait beaucoup de gens qui entamaient cette réflexion sur eux-mêmes bien trop tard ou lorsqu’ils se retrouvent face à un mur. Quand ils n’ont plus d’emploi ou lorsqu’à 40 ans, ils se rendent compte qu’ils ne sont toujours pas heureux malgré leur « réussite professionnelle » tout simplement parce qu’ils sont passés à côté d’eux même, en suivant des routes qui ne leur étaient pas destinées. Il est alors un peu tard pour ces personnes de mener le vrai le changement : tout remettre en cause : se trouver. C’est d’autant moins facile qu’ils ont bien souvent une famille, des engagements financiers, une carrière derrière eux et que le marché est moins clément à leur égard…
Suivre son cœur : avoir le beurre et l’argent du beurre
Je crois sérieusement que cela à son importance de se « trouver » au vue du contexte économique actuel. On nous demande d’être souple, adaptable. La sélection est rude : il faut être bon, excellent, autant que faire ce peu pour pouvoir toujours intéresser la clientèle (gagner la confiance de son boss ou remporter un marché quand on est entrepreneur). Si on suit ce raisonnement, plus on aime quelque chose, plus il est facile de progresser dans ce domaine et d’en être réellement expert. Dès lors, le travail n’est plus une contrainte. Il devient un prolongement de soi-même. A l’inverse : quand on est pas totalement à sa place, on s’adapte, on essaie de suivre les meilleurs de sa branche, mais on est jamais totalement bons ni investis et donc plus facilement remplaçable.
Voilà pourquoi je pense qu’il est bon de cheminer au plus profond de soi. Ce chemin ne se révélera pas toujours facile. Cette quête va forcément comporter quelques remises en cause, chambouler des habitudes, renverser des croyances!! Mais je pense que le jeu en vaut la chandelle. Etre plus proche de soi, pouvoir se révéler aux autres et en tirer un avantage concurrentiel !!!
Je verrais si la vie me donne raison, en tout cas je vous ai fait part de l’objet de ma réflexion et serais ravie d’entendre votre version.
Bon retour à vous-même !!

Bravo, Dona, c’est tout à fait ce que nous enseignons dans nos stages « Prendre sa Place » et « Se réaliser pleinement ».
Oui, chacun a un immense potentiel…et la seule personne qui peut vous empêcher de le réaliser, c’est vous-même. Si seulement 1% des gens ont du succès, c’est qu’ils ont compris qu’il fallait « sortir du système » et se construire sa propre vie, en accord avec ses valeurs, ses passions et sa mission. Et les gens qui réussissent sont justement ceux qui alignent les 4 pilliers de la réussite : le physique (la santé, l’énergie, la motivation), le psychologique (les émotions, croyances, comportements, identité), le matériel (l’organisation, la relation à l’argent et au temps) et le spirituel (le sens de sa vie, ses valeurs).
Bon vent et bravo! Tu es sur la boone voie!
Merci, Alban, pour ce billet.
Denis
Bravo, Dona, c’est tout à fait ce que nous enseignons dans nos stages « Prendre sa Place » et « Se réaliser pleinement ».
Oui, chacun a un immense potentiel…et la seule personne qui peut vous empêcher de le réaliser, c’est vous-même. Si seulement 1% des gens ont du succès, c’est qu’ils ont compris qu’il fallait « sortir du système » et se construire sa propre vie, en accord avec ses valeurs, ses passions et sa mission. Et les gens qui réussissent sont justement ceux qui alignent les 4 pilliers de la réussite : le physique (la santé, l’énergie, la motivation), le psychologique (les émotions, croyances, comportements, identité), le matériel (l’organisation, la relation à l’argent et au temps) et le spirituel (le sens de sa vie, ses valeurs).
Bon vent et bravo! Tu es sur la boone voie!
Merci, Alban, pour ce billet.
Denis
Merci pour tes encouragements Denis !
On dit qu’ »un voyage de mille kilomètres commence toujours par un pas ». J’en suis à mon premier et je pose un à un les « 4 pilliers », j’affine, je peaufine.. Donc je suis assez modeste sur mon parcours final.
Construire sa propre vie est un véritable challenge, un parcours semés de détours et retours. On verra bien où mon chemin me ménera.
A bientôt..
bonjour
lors que vous dites « Bien se connaître est fondamental. »
waouh que projet énorme !!!
et le boudhisme propose des voies différentes et je trouve moins prétentieuses.
nicolas grand