Winners et losers, succès et échec
Récemment j’ai regardé Rock, vous savez le film américain avec Sean Connery et Nicolas Cage où ils vont déjouer un complot terroriste dans la prison d’Alcatraz. (Et oui j’ai des références culturelles
)
A un moment, toute leur équipe vient de se faire tuer et il ne reste plus que nos deux compères pour déjouer le plan diabolique de l’équipe des terroristes. Donc Nicolas Cage il continue à avancer vers sa mission et il dit un truc comme :
-« C’est bon, je vais faire de mon mieux, il faut faire de son mieux et ça va bien se passer. »
Ce à quoi notre ami Connery, sûr de lui, répond :
-« Non, faire de son mieux, c’est ce que disent les losers. Les winners sont ceux qui vont au bal, se font remarquer et rentrent à la maison avec la reine du bal.
Tu vas y aller et tu vas réussir. »
Bien joué le scénariste pour la remarque
Pourtant, aussi stéréotypée qu’elle semble être, cette citation m’a marqué, je n’étais pas d’accord avec, et pourtant je sentais un élément de vérité dedans.
L’échec sur la route du succès ?
Je n’étais pas d’accord avec, parce que je sais que dans la vraie vie, pour gagner, il faut savoir perdre et apprendre de ses échecs.
Si l’on prend l’exemple d’un winner comme Kelly Slater, 9 fois champion du monde de surf et considéré comme un légende vivante, on voit qu’il a dû faire face à la défaite. Dans sa grande carrière, il a effectué 766 « heats » de surf en compétition. (Un heat c’est un match en 1 contre 1). Sur ces 766 heats, il en a gané 556. C’est énorme, il a le plus fort taux de victoires du circuit de compétition. Pourtant, cela veut dire qu’il a perdu en tout 210 heats. Donc un des plus gros winner auxquels je puisse penser a connu la défaite 210 fois !
C’est pour ça que je n’étais pas trop d’accord avec la citation du film. Les winners, ça perd aussi des fois, c’est inévitable.
L’engagement
D’un autre côté, je sentais un élément de vérité dans la citation. Je pense qu’il réside dans le fait que pour gagner, il faut un certain engagement et ne pas y aller à moitié. Or la remarque de Monsieur Connery poussait Monsieur Cage à s’engager à fond pour réussir.
Au final, si on veut se la jouer à l’américaine et différencier un winner d’un loser, je dirais donc que c’est plus une question d’attitude et d’engagement qu’une question de succès ou d’échec dans les résultats. Cela revient à dire que le winner est celui qui connait le succès ou la défaite, tandis que le loser serait celui qui ne se mouille pas et qui ne connait ni l’un ni l’autre.
Cela dit le simple fait d’utiliser les termes winners et losers suggère que l’on s’attache aux résultats en eux mêmes. Cela peut-être motivant pour certains, mais si ce n’est pas le cas, mieux vaut s’attacher surtout à son degré d’engagement ou de tiédeur envers ses buts et travailler là dessus. Le plus important c’est d’être à fond (et je dis ça pour moi aussi en fait).
rien de nouveau làdedans, le bushido (code du samourai) a déjà réfléchi dessus depuis des centaines d’années
chuter 9 fois, se relever 10 fois
apprendre de ses defaites
et aller au combat pour vaincre, et s’il le faut mourir.
oui j’avoue je ne suis pas tres series americaines ^^
Bonjour,
pour completer ta remarque, j’ai recemment lu un livre (« les mots sont des fenêtres ») qui proposait de ne plus utilisait les verbes « devoir », « falloir », ou plus simplement tout les verbes de contraintes pour éviter de tomber dans le negatif.
Merci de ton commentaire Jeremy. Je n’ai jamais entendu parler de ce livre mais par contre, je suis d’accord pour la limitation des verbes « devoir » et « falloir ». On n’est obligé de rien.