S'habituer à une nouvelle activité

Quand on pratique une activité nouvelle, cela demande un temps d’adaptation qui est plus ou moins long…et plus ou moins inconfortable. Cependant, passé cette période de découverte et d’adaptation, l’activité nouvelle devient plus facile, quelle que soit l’activité.

Prenons l’exemple de jouer pour la première fois d’un instrument de musique comme la guitare. Je ne sais pas si vous avez déjà essayé, mais au début, la guitare, ça fait très mal aux doigts de la main gauche. Quand j’ai commencé, j’avais super mal aux doigts, mes mouvements n’étaient pas naturels et je me demandais si j’arriverais un jour à faire un accord barré (avec l’index qui pince toutes les cordes en même temps).

Pourtant après un certain temps, ça m’est devenu très facile, et je réalisais tous les accords que je voulais sans aucun effort. Je ne sais pas si ce sont des connections qui s’opèrent dans le cerveau, ou des muscles qui se crééent ou quelque chose d’autre, mais je peux juste constater qu’après un certain temps je pouvais jouer facilement les notes et les accords barrés. Le temps que ça a pris pour moi a été d’environ 3 mois, à jouer un peu chaque jour.
C’est d’autant plus étonnant d’ailleurs que maintenant, si je m’arrête de jouer de la guitare pendant 6 mois, je peux recommencer tout de suite à faire des accord barrés sans problème.

En fait dès que l’on apprends quelque chose de nouveau et que c’est douloureux, soit parce que l’on doit faire des efforts pour comprendre, soit parce que on ne connait pas encore les bons mouvements ou les bonnes actions, il faut du temps pour apprendre et donc une certaine dose de discipline personnelle, mais ensuite quand l‘habitude est là ce n’est plus un problème.

Là où ça devient intéressant

Là où ça devient intéressant, c’est que cela nous montre que si l’on change d’habitude, on va s’adapter – après un certain moment- et donc devenir apte à faire cette nouvelle activité, quelle que soit l’activité.

Par exemple, si l’on se met à rencontrer du monde pour vaincre sa timidité, après un certain nombre d’interractions, cela va devenir normal de parler aux inconnus et notre sociabilité se sera beaucoup développée. On peut donc voir la timidité non pas comme quelque chose qui est inhérent à notre personnalité mais comme une habitude que l’on n’a pas encore acquise.
Ca marche aussi avec le sport, le travail, l’abilité à se concentrer et organiser ses idées, la lecture etc.
C’est tout de même assez formidable de voir comme l’on peut s’adapter à différentes situations et à différentes activités en fonction de ce que l’on choisi. Si vous vous dîtes que vous n’êtes pas à l’aise avec une activité que vous voudriez faire, en réalité il suffirait de beaucoup de temps (enfin quand je dis beaucoup c’est en général quelques mois) pour commencer à vous sentir à l’aise avec cette activité.

Par exemple, je parlais avec une personne à propos du sport. Cette personne me disait : « le sport, ce n’est pas pour moi, dans ma famille on n’est pas sportif« . En fait, je pense qu’il suffirait de s’habituer à faire du sport pour devenir sportif et que ça n’a rien à voir avec le fait que « dans une famille on n’est pas sportif« . Je pense que voir ça comme une question d’habitude est plus avantageux que de voir ça comme une question relative à son identité. Au lieu de dire ma famille n’est pas sportive, je ne suis pas sportif, on dirait plutôt, je n’ai pas l’habitude de faire du sport, cependant je peux m’y mettre si je veux)

Dès que l’on sort de sa zone de confort, par définition, c’est assez inconfortable. En acceptant d’abord l’inconfort d’être un débutant, on peut ensuite s’habituer à une nouvelle activité et la rendre plus facile, avec le temps ;)

Qu’en pensez-vous ?



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septembre 21st, 2008 Par Pas de commentaire »